
Au début de cette année, une étude statistique de la Twentieth Century Fox aboutit à la conclusion suivante: plus de 50% des "screeners"{1} proviennent du Canada. Ces statistiques ont créé un véritable mouvement de panique sur tout le pays.
Les cinémas Canadiens ont opté pour des mesures drastiques, même si celles-ci vont à l'encontre du public.
Serge Corriveau, directeur de Canadian Motion Picture Distributors Association, énumère quelques unes de celles-ci: "Nous avons des personnes qui vérifient les sacs et d'autres qui parcourent les allées des salles une fois le film commencé. Vous pouvez aussi appercevoir des personnes avec des jumelles dotées d'une vision nocturne cherchant à repérer tout comportement suspect." Corriveau ajoute également: "la plupart des cinémas Canadien bénéficient de détecteurs de métaux en guise de porte d'accès aux salles."
Mais ce n'est pas tout, la CMPDA a également mis en place un programme de récompense déstiné aux employés de Cinéma. Ainsi, démasquer un pirate potentiel devient une activité lucrative pour des employés pouvant être rémunés jusqu'à 500 dollars canadiens en cas d'identification d'un pirate. (500 CAD = env. 350 euros) Plus d'informations (en Anglais) sur le site theater employee camcorder training guide.
De leur côté, les directeurs de cinéma restent persuadés de tout mettre en oeuvre pour satisfaire leur clientèle. Il y a quelques jours, une jeune fille de 19 ans a été interpellée après voir enregistré 20 secondes du film Transformers qu'elle souhaitait monter à son petit frère.
En France nous restons sur un système de déllation. Seul un message d'avertissement diffusé en amont au film stiplue que tout comportement suspect doit être signalé au personnel.
{1} enregistrement par caméra numérique, ou par téléphone portable d'un film projeté dans une salle de cinéma










